05.02.2007
carte scolaire

Bilan des contributions sur le thème « Faut-il réformer la carte scolaire? »
La carte scolaire est un dispositif mis en place par l'éducation nationale et les rectorats dont les objectifs sont multiples:
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Assurer sur l'ensemble du territoire français l'accès à l'éducation et l'égalité de traitement des enfants.
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Proposer, grâce à une gestion décentralisée (via les rectorats), une diversité pédagogique et éducative constante, en adéquation avec la réalité et la diversité des régions françaises.
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Réguler de façon efficace la gestion du personnel éducatif et administratif en fixant à chaque rentrée des effectifs adaptés au variation du nombre d'élèves en primaire et dans le secondaire.
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Assurer la mixité sociale dans les établissements scolaires. Cette mission primordiale de l'éducation nationale est assurée par la sectorisation. C'est elle qui est au centre de tous les débats et sur laquelle je vais revenir.
La sectorisation:
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Principe:
Mixité et brassage des élèves, unis malgré leurs différences ethniques, religieuses et sociales au sein d'un établissement scolaire.
Dans les faits, on regroupe ensemble les enfants qui habitent dans la même commune ou dans les communes voisines. Ainsi, on souhaite regrouper les enfants des quartiers favorisés et ceux des quartiers plus populaires d'une même zones. Le brassage devant, à terme, favoriser le respect de l'autre car « on respect mieux quand on connait mieux ».
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La réalité du terrain:
Au delà de cet objectif idéal, la réalité est souvent bien différente.
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l'absence de diversité
La plupart des communes (des yvelines ) sont des communes peuplées qui possèdent plusieurs établissements scolaires (par exemple 3 collèges et 3 lycées à Trappes). Ainsi, chaque collège « appartient »à un quartier et la population qu'on y retrouve est bien souvent à l'image du quartier et non de la cité.dasn son nesemble le plus large. Peu de diversité, l'impression pour les enfants de rester confiné dans un groupe fermé, celui du quartier.
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le contournement:
Dans ce cadre, on assiste à l'émergence d'espaces protégés, coupés des violences urbaines ou isolés du quartier, les établissements privés, non concernés par la sectorisation.
Dans ce cadre, les classes plus aisées ou les personnes éduquées parviennent à contourner cette sectorisation.
Comment contourner la carte scolaire?
Il existe plusieurs stratégies pour éviter quand on le désire,la sectorisation.
En voici trois:
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possèder un logement (une adresse) dans le secteur d'établissements renommés
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domicilier son enfant chez des proches.
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Choisir pour son enfant des options qui ne sont pas enseignées dasn son établissement de secteur (langues étrangères par exemple).
Les conséquences sont multiples et conduisent très souvent à un isolement croissant des populations défavorisées qui ne connaisent pas les stratégies d'évitement. Les établissements de ZEP en sont le témoignage. La mixité recherchée n'est plus. Les plus aisées restent entre eux et les plus défavorisés également.
Au delà des choix des individus quand il les connaissent, certaines municipalités qui jouxtent des communes plus défavorisées ont choisi, pour attirer des classes moyennes (ou supérieures, ont chercher à construire sur leur territoire des établissement pouvant acceuillir leurs enfants et donc leurs éviter la sectorisation dans les établissment plus défavorisés (c'est le cas d'une ville voisine de trrappes qui a construit il y a quelques années un lycée (les pressions politiques sont parfois importantes et favorisent les investissements de l'état) dans le but (inavoué) d'éviter aux enfants de la commune une sectorisation sur trappes, au Lycée de la plaine de Neauphle. C'est totalement inadmissible!!!
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Que faire de la carte scolaire?
3 choix s'offrent à nous:
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La continuité
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L'aménagement
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La supression.
Que penser de ces trois choix?
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La continuité est défendu par certains hommes (ou femmes) politiques. Elle a le « mérite » d'entériner un dysfonctionnement avéré et de rassure les classes les plus favorisées, souvent politiquement influentes. C'est un choix que je ne fais pas.
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La suppression consiste à mettre en concurrence les établissemente pour qu'il attire les enfants ou plutôt les parents. Comment un établissment constitura alors ses classes? L'obligation d'acceuil? Impossible a mettre en place puisque les contigents des établissments sont limités par les locaux. Sur quelles bases mettre en place la concurrence, les locaux les accompagnements scolaires ou extrascolaires, les subventions alouées par les municipalités pour tel ou tel actions (voyages, informatique,...). C'est un leurre libéral qui n'est pas compatible avec la culture d'Education en france.
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Nous sommes pour la plupart à l'UDF. Ce choix politique est un choix de courage et de pragmatisme. Nous savons que la diversité de notre pays demande des réponses adaptées qui ne peuvent se satisfaire d'un « j'arrête tout ou je continue ».
Ainsi, je crois que la sectorisation est un acte fondateur et primordial de l'identité commune que doit développer l'EN. Au delà de ce rêve d'idéal, une refonte est nécessaire.
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Il faut revoir les secteurs de recrutement des établissements en faisant abstraction des limites communales (bassin d'éducation ?) et en appliquant une diversité aléatoire des établissements Pourquoi pas, pour l'entrée dans un collège, un choix aléatoire( difficile au plan politique mais tellement plus juste ...).
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Développer dans les établissements dit défavorisés des options rares et des filières d'excellences (classes prépa, iut, ...).
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Assurer une vigilance accrue sur les dérogations accordées.
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Assurer l'excellence des enseignements dispensés grâce à des professeurs motivés et qualifiés pour lesquels on met en place des conditions financières et professionnelles réellement intéressantes (15 heures d'enseignement et 3h de soutien scolaire au lieu de 18h d 'enseignement et rémunération d'un agrégé).
CONCLUSION:
Les solutions passent donc par l'attractivité des établissement délaissés et l' assurance que le détournement de cette carte scolaire ne soit pas pas aussi facile.
Enfin le problème de la sectoriasation ne se poserait pas si les politiques locales et sociales avaient assurer la mixité réelle des quartiers et si elles avaient par l'intermédiaire d'une politique économique assurée la croissance et le progrès social. De ce point de vu, les politiques des Trentes dernières années ont échoué.
Le débat de la réforme de la sectorisation n'est en fin e compte qu'une conséquence de la crise de notre société qui s'est développé au cours des gouvernances (PS RPR UMP).
23:07 Publié dans petite reflexion personnelle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : carte scolaire, SEM, UDF, cordin, Trappes




